L’Assemblée Générale Ordinaire a été convoquée le 29 janvier 2018 par le Président de l’association par courriels et courriers et s’est tenue le 17 février 2018 à la salle des fêtes de la mairie du XVIe arrondissement de Paris à partir de 10 h.
76 adhérents était présents et 65 adhérents s’étaient fait représenter par des pouvoirs, soit un total de 141 adhérents. Les statuts de l’association ne prévoyant pas de quorum, l’assemblée délibérait valablement.
Le bilan de l’année 2017, cent cinquantenaire de Guimard, a été présenté par plusieurs membres du bureau.
Olivier Pons a tout d’abord commenté l’augmentation du nombre d’adhérents qui est passé de 185 en fin décembre 2016 à 431 en fin décembre 2017. Le nombre d’adhérents à jour de cotisation 2018 la veille de l’AG se montait à 368 (il est à ce jour à plus de 400).
Les vice-présidents, Nicolas Horiot et Bruno Dupont, ont présenté l’événement phare qu’a été l’exposition « Hector Guimard précurseur du design » qui s’est tenue à l’hôtel Mezzara les samedis et dimanches du 16 septembre au 9 décembre 2017. Cette exposition qui devait initialement se tenir à la mairie du XVIe arrondissement a finalement trouvé sa place à l’hôtel Mezzara ce qui n’a pas été pour rien dans son succès. Elle a représenté un gros risque pour notre association, mais sa fréquentation a rapidement dépassé nos espérances (plus de 13 000 visiteurs) et nous a amené une sécurité financière, une notoriété accrue et par conséquence un grand nombre de nouveaux adhérents. Nicolas Horiot a détaillé la scénographie de l’exposition, les maquettes présentées et en particulier la nouvelle maquette des ateliers Guimard (avenue Perrichont prolongée) réalisée par Dominique Magdelaine, les activités réalisées pendant l’exposition comme les visites guidées, la revue de pressse, puis la comptabilité de l’exposition.
Le trésorier, Frédéric Descouturelle, a présenté le bilan financier de l’association.
Le compte bancaire courant avait un solde fin 2016 de 1767, 13 €
Les entrées sur ce compte en 2017 se sont montées à 86 716, 33 € dont
– cotisations : 7 090 €
– visites : 1 110 €
– ventes : 930 €
– virement livret A : 3 000 €
– exposition : 73 436, 20 €
Les sorties sur ce compte en 2017 se sont montées à 33 135, 56€ dont : visites : 860 €
– exposition : 28 982, 19 €
Le solde fin 2017 du compte bancaire se montait à 55 347, 90 €
Les espèces avait un solde fin 2016 de 143, 20 €
Les entrées en espèces en 2017 se sont montées à 1065 € dont :
– cotisations : 930 €
Les sorties en espèces en 2017 se sont montées à 78, 08 €
Le solde fin 2017 des espèces se montait à 1 130, 12€
Le livret A de l’association avait un solde fin 2016 de 3 000 €
Les entrées 2017 se sont montées à 11,74 € (intérêts)
Les sorties 2017 se sont montées à 3 000 € (le livret a été vidé avant l’exposition pour pouvoir disposer de trésorerie)
Le solde fin 2017 du livret A se montait à 11,74 €
Le solde des entrées et des sorties 2017 se montait à 51 579, 43 €
Le total des avoirs fin 2017 se montait à 56 489, 76 € (il était de 4883, 23 € au 31/12/2016).
Arnaud Rodriguez a présenté le bilan du site internet du Cercle Guimard, ainsi que les comptes Facebook, Twitter et Instagram qu’il anime en détaillant les caractéristiques de chacun et les nouveautés mises en œuvre (comme des traductions en japonais). Là aussi, l’exposition a eu un effet déterminant dans l’augmentation de la fréquentation de ces outils. Pour le site internet, le nombre d’inscrits à notre liste de diffusion est passé de 430 inscrits le 15 septembre 2017 à 1132 le 9 février 2018. Le compte Facebook totalisait 106 « J’aime la page » le 1er janvier 2016 et 447 le 9 février 2108. Le compte Instagram est passé de 70 abonnés le 1er septembre 2017 à 434 abonnés (+20 par semaine) le 9 février 2018.
Les perspectives pour 2018 sont d’afficher sur le site certains contenus diffusés sur les réseaux sociaux ; créer un compte sur helloasso pour faciliter les dons ; donner des informations dans d’autres langues (cf. japonais) sur le rôle de l’association, la biographie et la chronologie d’Hector Guimard, le projet Mezzara, les localisations, le métropolitain ; offrir des contenus spécifiques pour nos adhérents ; ouvrir le site web à la grande famille de l’Art nouveau et faire appel à des contributeurs extérieurs.
Agathe Bigand-Marion, assistée par Louise Legeleux a présenté l’activité des visites guidées en rappelant les parcours actuellement organisés : ceux consacrés à l’œuvre d’Hector Guimard dans le XVIe arrondissement, et la série des parcours intitulés « Guimard et ses contemporains ». Pour 2018 de nouvelles conférencières devraient créer de nouveaux parcours qui seront annoncés par le biais du site internet.
Olivier Pons a présenté une acquisition faite par le Cercle Guimard : un catalogue de la société Lincrusta Walton Française qui contient deux modèles de Guimard. Son achat, négocié sur eBay, offrait une opportunité documentaire s’accordant bien avec le thème de l’exposition.
Frédéric Descouturelle a rappelé brièvement rappelé les différentes reproductions que commercialise le Cercle Guimard : le papier peint des chambres du Castel Béranger (en deux jeux de couleurs), l’ensemble rosace et poignée palière du Castel Béranger transformé en béquille et tiré en bronze, un autre modèle de béquille du Castel Béranger tirée en bronze, le modèle de bouton de porte du Castel Béranger tiré en bronze ainsi que le système de crémone du Castel Béranger tiré en bronze avec tringles recoupables. Les chiffres en fonte constituent un bon succès de vente. Le chiffre 1 étant épuisé et le 4 ayant été médiocrement reproduit, nous avons demandé à Emilie Dominey d’envisager de recréer des modèles utilisables pour constituer un outil de fonderie. Elle a présenté l’état de son travail en exposant les difficultés liées à l’agrandissement qui doit compenser les réductions successives induites par le travail de la terre et par les opérations de fonderie. De plus, le style de Guimard, redoutablement complexe dans ses volumes, rend ce travail particulièrement délicat. Suite à une intervention, il a été précisé que les éventuels retirages en fonte seraient marqués ou exécutés en fonte d’aluminium pour éviter de les confondre avec des originaux ou des reproductions plus récentes.
Le bilan de l’année 2017 se concluait par la proposition de nomination au titre de membres d’honneur du Cercle Guimard de deux de nos adhérents, pionniers dans la redécouverte de l’œuvre de l’architecte : Alain Blondel et Laurent Sully Jaulmes. Notre association qui tient à faire le lien entre toutes les générations de chercheurs et d’amateurs de l’œuvre de Guimard est heureuse de leur rendre ce modeste hommage.
Invitée à voter à main levée, l’assemblée approuvait ces nominations ainsi que le bilan de l’année 2017.
Pour le renouvellement par tiers du Conseil d’Administration, Agathe Bigand-Marion avait souhaité quitter le CA en raison des règles imposées par nos nouveaux statuts qui empêchent la rétribution des membres du CA alors qu’elle reçoit une rétribution pour les visites guidées. Elle reste malgré tout étroitement impliquée dans le fonctionnement du Cercle Guimard. Pour la remplacer, le bureau a proposé de nommer au CA Marie-Claude Paris dont les dernières contributions ont été très appréciées. Les quatre autres membres du CA dont les mandats venaient à échéance étaient Françoise Aubry, Alain Blondel, Nathalie Caclard et Frédéric Descouturelle. Ils étaient réélus, ainsi que Marie-Claude Paris, à l’unanimité des votants. Le Conseil d’Administration est à présent constitué des personnes suivantes : Françoise Aubry, Marie-Claude Paris, Alain Blondel, Nathalie Caclard et Frédéric Descouturelle, Bruno Dupont, Nicolas Horiot, Peggy Laden, Jean-Pierre Lyonnet, Hadge Madoui, Olivier Pons, Dominique Magdelaine, Arnaud Rodriguez, Paul Smith, Laurent Sully-Jaulmes, et Georges Vigne.
Trois conférences étaient ensuite prévues au programme, mais faute de temps seules les deux premières ont pu être prononcées.
Olivier Barancy assisté de Christophe Lavirotte, tous deux animateurs de l’association Jules Lavirotte architecte et organisateurs d’une exposition remarquée en mars 2017 à la fondation Taylor, ont retracé la vie et la carrière de cet architecte contemporain de Guimard et comptant parmi les précurseurs de l’Art nouveau en France. Olivier Barancy est aussi cosignataire avec Yves Lavirotte de la seule monographie consacrée à ce jour à Jules Lavirotte.
Eloïse Fesli, doctorante en histoire de l’art a donné un panorama fouillé de l’Art nouveau à Istanbul. Ce sujet peu connu réserve de belles surprises dont la moindre n’est pas l’origine italienne de cet engouement des classes favorisée stambouliotes pour le nouveau style grâce au talentueux architecte Raimondo d’Aronco.
La conférence de Frédéric Descouturelle sur quelques singularités du métro de Guimard est reportée à une date future.
Les dernières minutes de l’assemblée étaient consacrées à l’évocation du devenir de l’hôtel Mezzara et de la possibilité qu’aurait le Cercle Guimard de s’en voir confier tout ou partie de la gestion. Nicolas Horiot et Bruno Dupont ont détaillé les démarches entreprises et les voies d’action possibles sans cacher le fait qu’un mécénat nous est indispensable tout comme le passage de l’association au statut RUP.
L’organisation d’un évènement festif dans le courant de l’année a été évoqué pour permettre aux adhérents de se rencontrer.
L’assemblée se séparait trois heures après le début de la séance sans avoir eu le temps de procéder aux habituelles questions du public mais en se promettant de se revoir rapidement.
Le bureau du Cercle Guimard
Merci à Ibo Ogretmen pour ses photos.
Avec plus de 13 000 visiteurs, l’exposition « Hector Guimard, précurseur du design » a rencontré un immense succès ! Merci à toutes et à tous !
Passionné(e)s, curieux, étudiant(e)s, architectes, habitant(e)s du quartier, amis du musée d’Orsay ou du musée des Arts décoratifs… c’est un public d’une grande diversité qui a franchi les portes du 60, rue Jean de La Fontaine, dans le 16e arrondissement à Paris, chaque week-end du 16 septembre au 9 décembre.
Dès l’ouverture, lors des Journées européennes du Patrimoine, un millier de visiteurs se pressaient pour découvrir l’exposition et son écrin, l’hôtel Mezzara, construit en 1910 par la grande figure de l’art nouveau parisien. Très vite, le bouche à oreille a fonctionné, le mouvement était lancé… Dès lors, les files d’attente se sont allongées, rythmant chacun des 11 week-ends. Merci à ces nombreux visiteurs patients, à tous ces amateurs dopés à la curiosité, à tous ceux qui espéraient depuis longtemps admirer le lieu. Dans leur écrasante majorité, ils se sont déclarés ravis de cette découverte : c’est une immense satisfaction pour notre association. Leur soutien, désormais acquis, est précieux pour accompagner le projet d’offrir à l’hôtel Mezzara un rôle à sa mesure.
Le Cercle Guimard envoie un clin d’œil amical et un remerciement sincère aux nombreux journaux, magazines, blogs, sites web ou profils sur les réseaux sociaux qui ont annoncé et soutenu l’événement. L’aventure n’est pas terminée, avec de nouvelles parutions dans la presse, quelques Instagramers encore fervents, et par exemple un reportage sur Arte dans quelques jours. N’hésitez pas à nous retrouver sur Facebook, Twitter ou Instagram, pour en savoir plus.
Enfin, le Cercle Guimard remercie les partenaires et soutiens sans qui le projet n’aurait pas été possible :
France Domaine, Ministère de l’Education nationale, Lycée d’état Jean Zay, Mairie de Paris, Mairie du 16ème arrondissement, Archives nationales, Archives de la ville de Paris, Musée et bibliothèque des Arts décoratifs, Musée d’Orsay, Musée de Saint-Dizier, Musée Horta, Réseau Art nouveau Network (Bruxelles), Route européenne de l’Art nouveau (Barcelone), Dartagnans et ses donateurs, Scyna 4.
Notre association avait été invitée, le 13 octobre 2017, à participer à une journée d’études autour d’Hector Guimard organisée par le musée des Arts Décoratifs, afin de faire le point sur la recherche actuelle.
Cette journée était à l’initiative de Mme Evelyne Possémé, conservatrice en chef du département Art nouveau et de M. Philippe Thiébaut, conservateur général honoraire du patrimoine.
La maison de vente aux enchères Million organise une vacation entièrement consacrée à l’Art nouveau à l’Hôtel Drouot, salle 14, le jeudi 7 décembre.
Parmi les 152 lots, 12 sont attribués à Hector Guimard et comprennent surtout des éléments de quincaillerie et des fontes ornementales.
Notre attention a été attirée par les lots 136 et 137 dont l’attribution ou la notice nous semblaient problématiques. Elles ont, depuis, été revues (voir addenda en fin d’article).
Le lot 136 est une suite de 10 chiffres en fontes destinés à la numérotation des maisons, estimée à 5-6000 €. Facilement reconnaissables par leur aspect de surface, ils sont identiques à ceux que nous vendons au prix de 30 euros pièce. Tous proviennent de l’important lot réédité à partir de la fin des années 80 par la fonderie de Saint-Dizier, par surmoulage de tirages anciens (les contre-modèles d’origine ayant été vendus en 1971 à la Fondation De Menil à Houston.) Le chiffre 4 qui — faute de tirage ancien — avait été recréé de façon un peu malhabile par la fonderie, est encore plus reconnaissable. Toutes les informations concernant ces chiffres sont regroupées dans notre article :
Chiffres Guimard en fonte : tirages anciens ou modernes ?
Le lot 137 est un modèle d’horloge boulangère (c’est à dire suspendue par une chaîne). L’exemplaire proposé par Millon est déjà passé en vente à l’Hôtel Drouot chez Ader le 25 mai 2012 (lot n° 207) avec la qualification “d’après Guimard”. Elle porte l’inscription “G. Cuspinera/Barcelona” qui était un important bijoutier-horloger de la capitale catalane.
La maison Millon avait vendu des modèles identiques (l’inscription mise à part) à plusieurs reprises : le 23 mars 2005 à l’Hôtel Drouot, salle 1 ; le 23 mars 2011 à l’Hôtel Drouot (lot n° 206) ; le 24 avril 2013 à l’Hôtel Drouot, salle 7 ; revendue le 7 octobre 2013 à l’Hôtel Drouot, salle 1, en les attribuant à chaque fois à Hector Guimard.
Grâce à des recherches qui se sont étendues sur plusieurs années nous avons pu faire un point complet sur les deux modèles (le petit et le grand) de ces horloges boulangères qui étaient couramment attribuées à Guimard et dont nous savons à présent qu’elles étaient fabriquée par l’horloger Farcot à Paris. Toutes ces informations sont disponibles dans notre article :
Ceci n’est pas un Guimard : horloges boulangères
Les chiffres Guimard devraient être clairement signalés comme étant des tirages modernes obtenus par surmoulage de tirages anciens. Quant à l’horloge Farcot, elle ne devrait pas être attribuée à Guimard, ni “d’après Guimard”, ni “dans le goût de Guimard” mais comme une “horloge Farcot de style Art nouveau”.
Addenda du 7 décembre 2107
Lors de la vacation, les chiffres ont été oralement qualifiés de « rééditions ». Mis à prix à 3000 €, leur prix d’adjudication est monté à 4000 € + 30% de frais = 5200 €.
Quant à l’horloge boulangère, elle a été oralement signalée comme « modèle Art nouveau » et non plus comme une œuvre de Guimard. Mise à prix à 4000 €, elle n’a pas trouvé d’enchérisseur.
Addenda du 14 décembre 2107
L’horloge boulangère a finalement été vendue, après la vente aux enchères, pour 6500 €.
F.D.
Du 16 septembre jusqu’au 9 décembreOuverture exceptionnelle de 9h (au lieu de 10h) à 18h le samedi 9 décembre.
Au mitan de son parcours professionnel, artiste prolixe et novateur, Hector Guimard décidait, en 1903, de se doter d’un lieu de conception et de fabrication dans tous les domaines des arts décoratifs. Ces locaux, situés avenue Perrichont prolongée, ont permis à cet « architecte d’art » de présenter meubles, luminaires, papiers peints, tapis, couverts de table… autant de créations qu’il entendait diffuser en grand nombre.
Détruits pendant la décennie soixante, ces ateliers reprennent vie dans l’exposition « Hector Guimard, précurseur du design » à travers une maquette, des documents et des photos anciennes.
Fort de ses récentes recherches, le Cercle Guimard dresse le panorama méconnu des ambitions de cet architecte de la modernité, en puisant également dans les archives léguées en 1948 par Adeline Oppenheim, veuve d’Hector Guimard, à la bibliothèque des Arts décoratifs et dans des collections privées.
Pour donner plus d’ampleur à cet hommage commémoratif, en cette année du cent-cinquantenaire de la naissance d’Hector Guimard, l’exposition est présentée à l’hôtel Mezzara, qui offre l’occasion unique d’admirer une œuvre d’art total de « Style Guimard » (cf. photos ci-dessous), en particulier son grand hall coiffé d’un étonnant vitrail zénithal, et sa salle à manger une des rares pièces toujours meublée et décorée comme à l’origine.
Exposition « Hector Guimard, précurseur du design »
Hôtel Mezzara, 60, rue Jean de La Fontaine, Paris 16e.
Tous les week-ends, du 16 septembre jusqu’au 9 décembre,
de 10 à 18 heures.
Sans réservation.
Entrée : 5 euros
Gratuit : adhérents, étudiants et – de 18 ans.
Accès :
Métro jasmin (ligne 9) et église d’Auteuil (ligne 10)
RER C – Station Javel ou Maison de la Radio (12 minutes à pieds)
Lignes de bus ligne 52 (arrêt George Sand), 22, 72
Renseignements : 07 69 89 87 69
Avec le soutien de :
France Domaine, Ministère de l’Education nationale, Lycée d’état Jean Zay, Mairie de Paris, Mairie du 16ème arrondissement, Archives nationales, Archives de la ville de Paris, Musée et bibliothèque des Arts décoratifs, Musée d’Orsay, Musée de Saint-Dizier, Musée Horta, Réseau Art nouveau Network (Bruxelles), Route européenne de l’Art nouveau (Barcelone), Dartagnans et ses donateurs, Scyna 4.
Les prochaines visites auront lieu en mars.
N’hésitez pas à vous inscrire à notre mailing-list ou à consulter nos réseaux sociaux pour être informé(e).
Notre association a été invitée à participer à la « Journée Guimard » organisée par le musée des Arts Décoratifs, à l’initiative de Mme Evelyne Possémé, conservatrice en chef du département Art nouveau, qui nous fait l’honneur d’être devenue adhérente depuis cette année et de M. Philippe Thiébaut, conservateur général honoraire du patrimoine.
L’engouement suscité par l’annonce de la journée sur le site du musée avait suscité plus de 200 demandes d’inscriptions, bien trop nombreuses pour les 80 places de l’auditorium du musée où les interventions se sont déroulées toute la journée. Elles ont été enregistrées par vidéo et seront prochainement mises en ligne. Nous en avertirons nos abonnés aux alertes (newsletter) de notre site et leur donnerons le lien internet qui leur permettra de les revivre.
Après une introduction de M. Philippe Thiébaut, qui évoquait le colloque qui s’est tenu en 1992 au musée d’Orsay, notre ami M. Alain Blondel a ouvert la séance en faisant le récit à la fois précis et émouvant de sa redécouverte d’un architecte qui n’intéressait alors plus personne.
M. Philippe Thiébaut a fait le point de façon complète sur ce que l’on sait du séjour qu’a effectué en France Adeline Oppenheim-Guimard en 1948, six ans après le décès de son époux à New-York et de manière plus générale sur les répartitions d’objets et de documents qu’elle a généreusement opérées au profit de musées français et américains.
Mme Laure Haberschill, bibliothécaire à la bibliothèque des Arts Décoratifs a approfondi les conditions de l’un de ces dons d’Adeline Oppenheim, en l’occurrence celui d’un important portefeuille de documents, récemment remis au jour.
M. Jérémie Cerman, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne et auteur d’un ouvrage de référence sur les papiers peints art nouveau, a pu montrer à quel point ce domaine artistique avait intéressé Guimard et a cerné ses créations, majoritairement effectuées de l’époque du Castel Béranger à l’exposition de l’Habitation en 1903.
L’après-midi, Mme Evelyne Possémé a détaillé chaque objet Guimard entré dans les collections du musée des Arts Décoratifs, le plus souvent par don. Étonnamment, Adeline Oppenheim n’ayant pas contacté le musée lors de son passage à Paris, n’a pu donner par la suite qu’une horloge de parquet.
Notre ami et adhérent M. Georges Vigne, conservateur en chef honoraire du Patrimoine, a retracé l’histoire d’un curieux projet d’aménagement d’une station thermale à Enghien en 1926 dans lequel Guimard a probablement été impliqué à un degré qu’il est encore difficile de préciser mais qui montre qu’à cette époque, il est encore une figure largement en vue.
M. Frédéric Descouturelle, doctorant en histoire de l’art et trésorier du Cercle Guimard, s’est attaché à montrer qu’au sein du flux ininterrompu de la création de motifs décoratifs par Guimard, on peut repérer d’assez nombreuses reprises, transformations et combinaisons de motifs. Associées à de fréquents détournements d’utilisation des modèles créés, ces réutilisations ont participé à une politique d’économie tous azimuts, menée par Guimard, tout autant qu’elles témoignent de son caractère à la fois astucieux et désinvolte.
Enfin, notre responsable des visites guidées, Mme Agathe Bigand-Marion, historienne de l’architecture, a conclu la journée par une large revue des articles de presse consacrés à Hector Guimard et à son père. Elle a pu ainsi faire apparaître à quel point l’architecte, loin d’être isolé ou en butte à une hostilité de la presse ou de son milieu professionnel, a fait preuve d’une sociabilité exceptionnelle qui l’a mené bien au delà des occupations traditionnelles de sa profession.
Tous les auditeurs de la journée ont été conviés le lendemain même, en trois groupes, à la visite de notre exposition « Hector Guimard précurseur du design » à l’hôtel Mezzara.
Nous remercions vivement Mme Evelyne Possémé et M. Philippe Thiébaut pour leur invitation ainsi que Monsieur M. Sébastien Quéquet, responsable des programmes culturels du musée des Arts décoratifs, pour son organisation et l’efficacité de son aide sur place.
Vous n’êtes pas encore adhérent du Cercle Guimard ? En nous rejoignant aujourd’hui, votre adhésion est valable jusqu’en décembre 2018.
L’adhésion offre des tarifs réduits à nos visites guidées et à notre boutique ou encore la gratuité à notre exposition « Hector Guimard, précurseur du design ». Vous serez de plus conviés à nos événements, parmi lesquels notre Assemblée générale, qui permet chaque année de présenter les résultats de nos recherches… et peut-être les vôtres !
De surcroît, votre soutien permet à notre association de poursuivre ses activités en faveur du patrimoine d’Hector Guimard, en particulier le projet lié à l’avenir de l’Hôtel Mezzara. Fort du succès de l’exposition qui s’y déroule jusqu’au 9 décembre, le Cercle Guimard entend continuer son action pour donner à l’Hôtel Mezzara un rôle à sa mesure. Plus que jamais, votre soutien est donc indispensable !
Le montant annuel de l’adhésion est de :
– 20 euros par personne.
– 30 euros pour les couples.
– 10 euros pour les étudiants et demandeurs d’emploi (sur justificatif ou déclaration sur l’honneur).
– 100 euros pour les membres bienfaiteurs.
> Télécharger le bulletin d’adhésion 2018 (pdf)
Le paiement s’effectue par chèque à l’ordre de : Le Cercle Guimard
Adhésion à adresser au trésorier :
Frédéric Descouturelle
19 rue de la Révolution
93100 Montreuil.
Votre bulletin d’adhésion et votre cotisation peuvent également être remises à l’exposition ou lors de nos visites guidées !
Pour une ré-adhésion, un paiement par virement est possible. Merci dans ce cas d’adresser un email à Frédéric Descouturelle pour signaler votre demande de ré-adhésion.
Vous pouvez recevoir les objets par colis ou vous déplacer au domicile de Frédéric Descouturelle, secrétaire de l'association.
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Prix du transport en sus.
Actuellement, seul le règlement par chèque est possible. Les chèques seront à libeller au nom de : « Le Cercle Guimard ».
Merci d'envoyer un message pour passer commande.
Se déplacer au domicile de notre trésorier, à Montreuil (métro Robespierre).
Vous pouvez prendre rendez-vous par courriel pour venir un vendredi après-midi ou un samedi matin. Dans ce cas, le règlement en espèces est possible.
Vous pouvez réaliser un règlement unique comprenant l’achat et la cotisation.
